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Échecs, Prises, Menaces : la méthode pour ne plus rater un coup gagnant

Échecs, Prises, Menaces : la méthode pour ne plus rater un coup gagnant

Une méthode simple en trois questions, à se poser à chaque coup, pour arrêter de rater les tactiques qui se trouvent juste sous vos yeux.

À retenir

À chaque coup : y a-t-il un échec ? Une prise ? Une menace ? Posez ces trois questions, dans cet ordre, avant de jouer.

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Le cavalier blanc vient de jouer Cd6+ : échec au roi et attaque simultanée de la dame en c8. C'est en cherchant systématiquement les échecs qu'on repère ce genre de coup.

Beaucoup de débutants jouent "au flair" : ils regardent la position, un coup leur semble raisonnable, ils le jouent. Le problème, c'est qu'une tactique gagnante juste sous leurs yeux leur échappe complètement, faute de méthode. La règle Échecs/Prises/Menaces corrige exactement ce défaut.

La méthode en trois temps

Avant de jouer un coup, posez-vous systématiquement ces trois questions, dans cet ordre précis : ai-je un échec disponible ? Ai-je une prise disponible ? Puis-je créer une menace ? Cet ordre n'est pas arbitraire : il va du coup le plus "forcé" (l'adversaire doit réagir) au moins forcé.

1. Les échecs

Passez en revue tous les échecs possibles, même ceux qui semblent ne mener à rien. Un échec oblige l'adversaire à répondre immédiatement, ce qui limite ses options et peut révéler une suite gagnante invisible au premier coup d'œil, y compris un mat en une ou deux coups.

2. Les prises

Vérifiez ensuite toutes les prises possibles, y compris celles qui paraissent mauvaises à première vue. Une pièce adverse est-elle mal défendue ? Un échange favorable est-il possible en comparant les valeurs des pièces ? Beaucoup de gains de matériel se cachent dans une prise qu'on n'a même pas envisagée.

3. Les menaces

Enfin, cherchez si un coup crée une menace sérieuse : une fourchette, un clouage, une attaque sur une pièce non défendue, ou une menace de mat au coup suivant. Une menace n'est pas un coup forcé pour l'adversaire, mais elle l'oblige souvent à réagir plutôt qu'à dérouler son propre plan.

Un exemple concret

Dans le diagramme ci-dessus, les blancs viennent de jouer Cd6+. Un joueur qui applique la méthode aurait d'abord cherché les échecs disponibles et serait tombé sur ce coup, qui fait bien plus que simplement échec : il attaque aussi la dame noire en c8. Le roi noir doit bouger, et la dame tombe au coup suivant.

Ne négligez pas le camp adverse

La méthode fonctionne dans les deux sens. Avant de jouer votre coup, appliquez aussi Échecs/Prises/Menaces du point de vue de votre adversaire : quel échec, quelle prise, quelle menace aura-t-il après mon coup ? C'est le réflexe qui évite de tomber tête baissée dans une fourchette ou un mat qu'on ne voyait pas venir.

À retenir

  • Échecs d'abord : les coups les plus forcés, qui limitent les options adverses
  • Prises ensuite : vérifiez chaque capture, même celle qui semble mauvaise au premier regard
  • Menaces enfin : fourchette, clouage, mat imminent, pièce non défendue
  • Appliquez aussi la méthode du point de vue de l'adversaire, avant de jouer votre coup